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    Me voilà sur un terrain assez glissant. Mais  j’écris en quelque sorte « en connaissance de cause ».  Voici mon histoire ou ce qu’on pourrait aussi intituler ma « pré-histoire ».

     

    Ma mère a su qu’elle était enceinte a 18 ans.  Aujourd’hui, elle en a 46. Vous comprendrez, qu’elle ne fait pas partie de la génération où il était tout à fait acceptable d’avoir un enfant à cet âge. Venant elle-même d’une famille dysfonctionnelle,  elle était encore aux études et tentait tant bien que mal de gagner sa vie.  Avoir un enfant n’était certainement pas  planifié mais c’est arrivé.  Je suis arrivée. Ma maman, même si elle m’a toujours affirmé que j’avais été désiré,  a eu, j’en suis convaincu, à faire un choix. Poursuivre sa grossesse ou y mettre un terme. Je pense qu’elle aurait très bien pu choisir la deuxième option. Elle était jeune, avait un faible revenu et serait mère monoparentale. J’ai toujours pensé qu’elle avait choisi d’être responsable de ses actes et que peu importe ce que la vie lui réservait, elle mettrait cet enfant au monde en lui donnant le meilleur d’elle –même. Avouez qu’elle a plutôt réussi ? ;)

     

    Très de plaisanterie, ce qui m’amène à vous parler de ça, c’est un article parut dans « Chatelaîne » ce mois-ci et qui a pour titre « L’avortement ».  La lecture des premières lignes m’a tout de suite fait sourciller, non, plutôt plisser le front...bon soyons honnêtes, ça m’a carrément fait dresser les cheveux sur la tête.

     

    « Kandace Hagen est tombée enceinte en 2009. Elle avait 21 ans. Déjà mère seule d’un bambin, sans grands moyens financiers (elle travaille dans un fast-food), elle a décidé de mettre fin à sa grossesse. Malheureusement pour elle, il est impossible de se faire avorter à l’Île-du-Prince-Édouard... »

     

    Je résume : Cette jeune fille a déjà un enfant, elle est monoparentale, arrive difficilement à joindre les deux bouts et se retrouve enceinte. Ah oui, il faudrait aussi que je la plaigne car elle ne peut se faire avorter. Car il est bien écrit : MALHEUREUSEMENT pour elle, il est impossible de se faire avorter....

     

    Primo, le mot MALHEUREUSEMENT n’a, selon moi, tout simplement pas sa place dans la phrase et secundo,  la jeune fille en question n’est toujours bien pas enceinte du Saint-Esprit ? À ce que je sache on ne tombe pas enceinte en s’assoyant sur un bol de toilette! Si mes informations sont bonnes, pour faire un bébé, il faut faire crac-crac ? En 2012, il me semble qu’il existe une panoplie de moyens pour ne pas être enceinte sans le savoir,  autre que l’avortement (à moins qu’on considère l’avortement comme un moyen de contraception?).

     

    Je ne connais pas en détails l’histoire de cette jeune femme. L’article n’en dit pas plus et ça me laisse perplexe.  On poursuit ensuite en précisant qu’elle a dû débourser 800$ en plus de d’autres frais pour aller se faire avorter ailleurs.

     

    Encore là, ça me laisse de glace. Une pillule, une boîte de condoms, l’abstinence, ça coûte moins cher.

     

    Je suis dure, je sais et pourtant, c’est ma sensibilité qui parle. Car si je suis là aujourd’hui c’est parce que ma mère a dit oui... oui à la vie.

     


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  • Ça a toujours été, la cigarette me rend agressive. L'odeur me colle aux narine, me monte au cerveau et hop, c'est instantané, le mal de tête s'installe. Ça me pue au nez. Je trouve ça vraiment dégueulasse ( rien de moins) de voir plein de mégots par terre devant plusieurs entrées publiques. Oui, oui, par terre, juste à côté des poubelles prévues à cet effet. MAIS MAINTENANT, LE PIRE, c'est d'être dans une file d'attente à l'extérieur avec bébé dans la poussette et de sentir l'odeur me monter au nez. Mes yeux font rapidement le tour de ceux qui m'entourent et s'arrêtent illico sur le coupable. Je le fixe. Et je marmonne, les dents serrées et juste assez fort en espérant (presque) être entendue: c'est qui l'imbécile qui fume , ça pue! Je fais un tas de soupirs, j'aborde un air de dégoût..En fait, je fais tout pour que le   dit coupable me remarque. Rien à faire, complètement omnibulé par l'effet enivrant de sa dépendance, le fumeur n'a que faire de la maman et de ses simagrées et encore moins du bébé et de ses petits poumons toute rose!


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  • Je ne le dirai jamais assez: Comme le temps passe vite! Déjà 7 mois que notre vie s'adapte ( boiteusement parfois) à celle de bébé, qui elle, découvre ce qu'est la vie. Ce n'est pas rien! Je pense qu'elle commence à s'y plaire pour de bon notre cocotte. Je la sens plus calme, plus détendue. Elle fait maintenant de belles siestes et dors bien la nuit. De fait, les parents sont plus zen aussi !

     

    Malgré tout, apprendre à réfléchir en "parents" ça ne se fait pas du jour au lendemain ! Nous en avons eu un bel aperçu hier... Nous étions tellement excités d'avoir enfin du beau temps, qu'après un gros avant-midi en voiture, nous avons décidé de faire qu'un petit saut à la maison pour aller embarquer la poussette et le chien et se rendre "to the go" dans un sentier pas loin de chez nous. ERREUR.

     

    Les débuts de notre promenade se sont avérés plutôt calmes. Nous avions comme objectif de marcher 2km pour se rendre à un petit chalet. Bien avant que nous atteignions notre objectif, notre fillette s'est mise à ronchonner. Je me disais "pas de panique, je vais lui donner son boire une fois rendu au chalet et elle dormira sur le chemin du retour. ERREUR, ERREUR.

     

    Je lui ai donné sa bouteille, mais cette fois-ci la quantié de lait qu'elle boit depuis des mois ne semblait pas lui suffire. Bon, pas grave, moi et son père avions bien l'intention de profiter du moment présent et nous tentions tant bien que mal de siroter notre consommation en se donnant un air de parents en parfait contrôle de la situation. Nous n'avons quand même pas pris la peine de terminer notre breuvage sur place. Nous nous sommes dit que nous la finirions en route sur le chemin du retour et que bébé finirait bien par se calmer en marchant. ERREUR,ERREUR,ERREUR. CE FUT LA CRISE. Une crise qui a duré 2km....2 km à pied. 2km a pied, ça use, ça use, 2 km a pied, ça use LA PATIENCE. J'ai vraiment essayé de garder mon air zen. J'me disais que de toute façon, nous étions en pleine forêt et que je n'avais pas de raison de "paniquer" et qu'anyway y'avait perso....ah! Ben, tiens, un couple au loin. Afuuuu Afuuuuu. Je me sens mère indigne avec ma consommation ( bière) à la main et mon bébé hurle. MAIS. JE . SUIS . CALME. Ils nous arrêtent, nous saluent. Je leur fais un de mes plus beaux sourires JAUNE. Fiooou, on continue. J'en peux plus de tenir ma canette, je la vide et la met au plus vite sous la poussette. Bon. ( N'oubliez pas que le bébé hurle toujours). Je prends la petite dans mes bras. Ah! un autre couple au loin . MERDE. Ils ont un chien! Vite! Il faut crier plus fort que bébé pour la ramener au pied et lui mettre sa laisse. Cette fois-ci je détourne le regard et je presse le pas. Oui, je vous rassure, bébé HURLE TOUJOURS! J'ai jamais vu un 2 km aussi longs. Il me semble qu'on ne finira jamais. À tous les détours, je pense que nous y sommes enfin, mais non. Une dernière rencontre, un autre couple, avec un bébé. Je me sens obligé de leur bredouiller quelque chose( parce que je cours et que mon chum essaie de me rattraper derrière) du genre: HAHA! Je sens un peu de pression là! Ha! Ha! ( mon plus beau rire jaune cette fois)... ENFIN! La voiture, je ralentis le pas, plus qu'essoufflée. Bébé est rendu au point où elle a tellement pleuré qu'elle somnole tout en continuant de hurler. Vite! Embarque bébé dans la voiture, sacre après la ceinture de sécurité et en route pour la maison. Bien entendu, durant ce petit 5 minutes, bébé s'endort.

     

    C'est à ce moment qu'on s'est demandé : Pourquoi on n’a pas pris le temps de lui faire faire une sieste à la maison avant d'aller marcher ? Et voilà, c'est ça apprendre à être parents!

     

    Une fois à la maison, nous l'avons couché et ... vous comprendrez que pour digérer le tout, une petite consommation s'imposait. Celle-là on l'a savouré! ;-)


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  • Dans mon travail de suppléante, je trouve parfois difficile de vivre avec l'esprit de compétition qu'il y a avec certaines personnes. Moi, j'ai toujours eu comme crédo de prendre ma place, juste ma place. Je ne veux pas être celle qui est effacée et je ne veux pas non plus être celle qui prend toute la place, trop de place. Bien entendu, on remarque beaucoup plus facilement celles qui prennent beaucoup de place. Je l'avoue, ces personnes-là me dérangent, car je trouve que lorsqu'on est en terrain inconnu c'est un manque de respect et d'éthique professionnel et surtout je ne comprends pas pourquoi personne ne les remet à leur place. Aujourd'hui, j'ai eu vent d'une histoire ou une de ses personnes s'est fait mettre les points sur le i. Je ne me réjouis pas du malheur des autres, mais je dois dire que ça me satisfait au plus haut point que justice soit faite!


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  • Le premier jour...Je ne sais pas ça fait combien de temps qu'il traînait sur ma table de chevet, mais j'ai enfin terminé de lire ce roman de Marc Lévy. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai tourné la dernière page hier (heureusement, il y a une suite). Pourquoi tant d'émotion pour un livre qui a pris tant de temps à lire ? Il faut dire que ça été assez long avant que j'embarque dans l'aventure. De plus,le vocabulaire est riche et personnellement, dans ce temps-là,mes périodes de lecture sont plus courtes. Je pense que ce qui m'a accrochée c'est l'histoire d'amour au coeur de cette folle aventure entre une archéologue et un astrophysicien. Une aventure qui les entraîne vers une découverte qui pourrait bouleverser l'humanité... Je vais certainement lire la suite "La première nuit".

     

     


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